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Il y a 1 mois

Un arbre peut souffrir davantage d’une coupe faite trop tard en juin que d’un hiver bien froid. Quand les grandes chaleurs arrivent, la sève circule vite, l’évaporation augmente et une plaie mal placée sèche en surface sans cicatriser proprement. C’est pour ça qu’on préfère anticiper l’elagage darbres avant les pics de température, pas en plein coup de chaud. Sur le terrain, je regarde d’abord le bois mort, les branches qui se croisent et celles qui frottent au vent. Ce frottement, on l’entend avant même de le voir, avec ce petit bruit sec qui finit par ouvrir l’écorce. Une coupe nette au bon angle, juste au niveau du collet, limite le stress et évite de laisser un chicot qui pourrit. J’utilise une scie japonaise pour les sections fines et une tronçonneuse d’élagage seulement quand le diamètre l’impose. Je le dis souvent : la taille darbres d’été ne sert pas à “raccourcir partout”. On allège, on aère, on sécurise. C’est aussi ce qui évite qu’un simple entretien de jardin se transforme plus tard en abattage darbres. Même logique pour la taille de haies : avant les grosses chaleurs, on garde une légère pente pour que la base prenne la lumière. Un bon elagueur pense d’abord à la reprise du végétal. Si vous voyez des feuilles qui flétrissent très tôt sur une seule charpentière, il vaut mieux intervenir avant le prochain épisode chaud.

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